Festival Les Musiques, musiques d’aujourd’hui propose différents spectacles : danse, installations, concerts, récitals, rencontres... sur Marseille du 12 au 20 mai 2006 dans divers lieux (Friche la Belle de Mai, Théâtre de la Minoterie, Agora des sciences, Eglise Saint-Laurent...)
Des interprètes tels que Le Nouvel Ensemble Moderne, Musicatreize, l’Ensemble Zeitkratzer, l’Ensemble S :i.c., Alexis Descharmes, Michel Gaechter...
Des auteurs : Jean-Louis Clot, Roland Auzet, Michael Nick, Patrick Portella, Christine Coulange, Nchan Manoyan, Ton Thât Tiêt...
En danse : Isabelle Van Grimde avec « Vortex » et Cindy Van Acker avec« Fractie »
En détail:
Edito
Le Festival Les Musiques suggère de nouveau une villégiature musicale dans
les formes classiques, innovantes, expérimentales voire métissées que prend la musique d'aujourd'hui.
Spectateurs, voyageurs de l'imaginaire, il paraîtrait que le monde s'offre à ceux qui se déplacent et cela malgré la peur réelle ou métaphorique de mourir affamé loin de chez soi. Donc, nous vous nourrirons non pas que de petits-fours d'après concerts, encore que, mais de sensations, de surprises, d'émotions, d'oubli du temps qui s'écoule dans un présent intense comme si nous n'avions plus de futur, bien que cela soit peu probable. Mais, avec toujours cette question récurrente, depuis de très nombreuses années sur l'art et sa faculté, son pouvoir à générer de la connaissance, de la conscience, de l'esprit critique et de protéger de la barbarie. J'avoue que je ne sais plus. Par contre, je suis absolument convaincu que l'abandon ou le manque de volonté d'inscrire l'art dans la vie de nos sociétés, amplifie l'intolérance et la déshumanisation.
L'art et sa constance dans l'aventure humaine, des premiers dessins rupestres, des premiers sons organisés dans cette aube de l'humanité à laquelle nous sommes liés, jusqu'à nos jours où nous nous interrogeons encore : d'abord la musique ou la danse ? Le son de la voix ou le geste ? Cela suscite implicitement ou explicitement le cheminement de ce festival où la voix sera omniprésente, humaine ; le corps percussif, chorégraphié, sensible avec un entrelacement électronique, sonore et visuel, apport de notre époque à ce lien.
Avant ces rencontres de fin d'après-midi ou de nuit que nous vous proposons, avant même que la musique ne soit là, le titre des œuvres génère de la poésie : Air, Je brûle, dit-elle un jour à un camarade, Fatal Plumage, Requiem furtif, Tombeau, L'arbalète magique, Légendes, Une ultime flambée, La pluie derrière les yeux (Rain behind eyes), Vortex temporum, Le Flâneur, Rencontre virtuelle sur la route de la soie, Fractie, Corps de résonance (KlangKörper)…,
Voyage immobile qui n'exclut pas l'itinérance dans la ville et dans divers lieux où l'on se rend pour le plaisir, pour la rencontre avec les univers artistiques de : Philippe Leroux et sa création et l’esquisse d’un portrait en quatre œuvres, esquisse d'un portrait, Salvatore Sciarrino et Quaderno di Strada, Gérard Grisey, Ton Thât Tiêt, Philippe Hurel, Jean-Louis Clot, Laurent Martin, Arnold Schoenberg, György Kurtag, Georges Aperghis, Claude Debussy, Kaija Saariaho, Christine Dormoy, Isabelle Van Grimde, Cindy Van Acker …
Ces univers, faits de références, de convergences historiques, formelles ou esthétiques, se croisent et s'entrecroisent pour tisser ce programme.
Le Festival est une fête, un moment de partage, de joie où toute prudence artistique, intellectuelle ou autre est à bannir.
La prudence, quel ennui !
Raphaël de VIVO
Vendredi 21 Avril 2006 à 20h00
Friche de la belle de Mai, salle maintenant
En amont du Festival, « comme en annonce »
Création du projet de Nicolas Frize
mAINTENANT
< création mondiale >
A partir de 20h00
20h30 : Exploration musicale et radiophonique en forme de centre de distribution sonore
Partitions de Nicolas Frize
Pour trois ensembles vocaux, adultes usagers de la Poste, enfants d’une école de la Belle de Mai et l’ensemble vocal « Le nom commun », pour André Guidicelli, Viviane Charlet, Jocelyne Frouin, Michel Sigaud, solistes postiers et Laurence Wolz, pour chanteur et instruments solistes, avec Christophe Laporte, voix alto, Alexandre Régis, percussions, Pauline Buet, violoncelle, Sylvain Artignan, clarinette basse, pour objets sonores et bandes magnétiques...
21h30 : Déplacements, interpellations postales et respirations
21h45 : Mise en commun de paroles dites, écrites ou dessinées
Temps d’échanges et de discussions
Le jour et la nuit se succèdent rythmés par les pulsations du travail : certains d’entre nous, ouvriers et employés au coeur d’institutions publiques, de la poste, de l’électricité et de l’eau, de l’éducation, du transports... transmettent, relient, emportent et apportent...
Nous avons pris le parti de les écouter pendant plus d’un an, dans tous leurs états, puis de restituer ce qu’ils nous inspirent. Ouïr et donc penser comment, les messages, les objets, les fluides, les sons, les ombres, les idées et les biens pourraient circuler entre nous au point qu’ils se constituraient à la fois comme un patrimoine, un lieu de mutualisation et de transmission permanent, mais aussi comme un projet, un lieu d’actions et d’émancipations.
Bruits fous, paysages sonores subtils, paroles singulières, chants solitaires, grandes fresques collectives, vont et viennent, nous traversent,se transforment dans un atelier fictionnel.
Nous sommes tous au centre.
Production : Radio Grenouille, SFT, Gmem
Vendredi 12 mai 2006, 21 heures
Friche la Belle de Mai, La Cartonnerie
CONCERT MULTIMEDIA
Fatal Plumage
d’après Les Métamorphoses d’Ovide
de Roland Auzet
pour 3 sopranos, 4 percussionnistes, dispositif électronique en temps réel et vidéo
Kaoli Isshiki, Kiyoko Okada, Mari Tanaka, sopranos
Didier Métrailler, Stéphane Péchoux, Sébastien Cordier, Thierry Debons, Percussionnistes
du CIP (Centre International de Percussions de Genève)
Roland Auzet, conception, musique, scénographie
Agathe Bioulès, direction
Sinan Bokesoy, Traitement électronique en temps réel
Daïto Manabe, Vidéo
Diego Losa, Ingénieur du son
A travers l’épisode du vol d’Icare, Fatal Plumage s’attache à restituer, transposer, amplifier Les métamorphoses d’Ovide.
Poème en quinze livres, ce récit regroupe des légendes mythologiques sur le thème de la transformation d’hommes en plantes, en animaux, en astres ou en minéraux.
Le texte est chanté. L’élément aérien sert de lien, réel ou métaphorique, entre le chant et les différentes techniques vocales utilisées.
Le corps des interprètes mis en scène est intégré au propos musical, qui en indique les mouvements corporels. La partition a été conçue de manière simultanément visuelle et auditive. Les percussions ponctuent l’action dramatique.
Antique préfiguration d’un « Faust », le dispositif électronique est quant à lui le miroir de l’art de Dédale.
Production : Le Site CRA-Compagnie Roland Auzet
Co-production : INA/GRM, Centre International de Percussions de Genève
Samedi 13 mai 2006, 17 heures
La Minoterie, Théâtre de la Joliette
CONCERT
Ensemble S:i.c.
Air de Philippe Leroux
pour clarinette et percussions
Je brûle, dit-elle un jour à un camarade de Philippe Leroux
pour soprano solo
Erinnerung an einen Winterabend de György Kurtag
pour soprano, violon et cymbalum
Requiem furtif de Georges Aperghis
pour violon et percussions
River and Land de Michael Nyvang < création mondiale >
pour cymbalum, percussions et source sonore
Commande SIC avec le soutien de la koda
Françoise Rivalland, percussions / Donatienne Michel-Dansac, soprano
Pierre Dutrieu, clarinette / Jasmine Eudeline, violon
S:i.c. (Situation : Interprètes et Compositeurs), ensemble de solistes investis dans une exigence de l'interprétation, mettant en valeur magnifiquement des œuvres qui leur sont souvent dédiées.
Ce concert, avec deux pièces de Philippe Leroux, forme un diptyque musical avec le rendez-vous de 21 heures où seront présentées deux autres œuvres du compositeur.
Avec le Requiem furtif, le plaisir permanent et renouvelé de retrouver Georges Aperghis.
György Kurtag met en exergue le cymbalum, instrument fétiche de Françoise Rivalland, comme ouverture à la création de Michael Nyvang dédiée à cet instrument.
Samedi 13 mai 2006, 19h30
Friche la Belle de Mai, Salle Seita
DANSE
Fractie
de Cindy Van Acker
Cindy Van Acker, Conception et chorégraphie
Tamara Bacci, Interprétation :
Frédérique Franke, Philip May, David Stampfli, Andrea Valvini, Basil Zimmermann Composition sonore
Aline Courvoisier, Costumes
Fractie est composée de cinq études minutieuses qui explorent les résonances entre le son, le mouvement et le rythme. Chaque module met en scène une situation corporelle, une durée et un espace unique, ainsi qu’une bande son particulière. De ces cinq études germe un nouveau vocabulaire. S’articulant autour d’un corps amassé au sol, ces séquences forment des configurations éphémères et dépouillées où la danseuse devient l’épicentre de fractures rythmiques.
Cindy Van Acker sans vulgarité, expose la morphologie, le rythme respiratoire et musculaire. Elle met en exergue la puissance de sa présence intérieure et son émanation extérieure. La danseuse fond puis renaît dans un mouvement cosmique. Fractie, performance du mouvement.
Co-production : Gmem / Marseille Objectif Danse
Samedi 13 mai 2006, 21 heures
Friche la Belle de Mai, La Cartonnerie
CONCERT
Nem...
Quaderno di Strada de Salvatore Sciarrino
pour ensemble instrumental et baryton,
avec Otto Katzameier, baryton
M.É de Philippe Leroux
pour électroacoustique
Pour… de Philippe Leroux < création mondiale >
pour ensemble instrumental, chœur et électroacoustique
Commande d’Etat / Gmem/ NEM
Nouvel Ensemble Moderne
Ensemble Musicatreize
Loraine Vaillancourt, direction
Un ensemble, NEM, pour deux œuvres où l'élément vocal est prédominant et une articulation électroacoustique pour deux compositeurs. Deux univers.
La première de ces musiques, Quaderno di Strada de Salvatore Sciarrino est une alternance de sons et de silences, des fragments qui flottent librement, libérés du cadre de la netteté : on les écoute attentivement, émerveillés. "Il s'agit avant tout de rencontrer la force de son pouvoir magique" dit Sciarrino. Qui écoute attentivement Quaderno di Strada, un cycle de miniatures, succombe à ce pouvoir.
Puis, M.É, pour électroacoustique, qui est à l'origine de Pour… de Philippe Leroux, élaborée à partir de fragments rythmo-mélodiques comme des formules (procédés employés dans les musiques traditionnelles) pour continuer dans un environnement sonore et aboutir à un mouvement où se mêlent les éléments du premier aux matières du deuxième, sur un texte construit par des discours politiques du XIXe siècle et des chants de guérison des amérindiens : Navahos, Sioux, Chippewas, Nez-percés…
Electroacoustique : Gmem
Production : Gmem
Dimanche 14 mai 2006, 18h30
La Minoterie, Théâtre de la Joliette
CONCERT
L’arbalète Magique < création mondiale >
de Ton Thât Tiêt
Tâm Qùy, texte
d’après la légende vietnamienne Mi Châu – Trong Thuy
conte vietnamien pour 9 chanteurs, percussions, harpe, flûte et alto
Ensemble Musicatreize
Roland Hayrabedian, direction
Inspirée d’une légende vietnamienne très populaire, cette œuvre chantée par l’Ensemble Musicatreize relate la façon dont ce pays a vu le jour, grâce aux pouvoirs magiques d’une arbalète fort convoitée. Cet instrument de guerre est ici le symbole d’un amour impossible entre un prince chinois et une princesse vietnamienne.
La musique, nourrie de tout cela, fait le pont entre les siècles, entre tradition et nouveauté. Création de la «musicale», de ce qui sera, par la suite, une forme entre opéra à l’ «occidentale», drame dansé d’Okinawa du Japon et «Chéo» théâtre musical traditionnel du Vietnam.
Commande d’Etat avec le soutien de la Fondation France Télécom
Production : Musicatreize / Coproduction : Gmem
Lundi 15 mai 2006, 21 heures
Friche la Belle de Mai, La Cartonnerie
MUSIQUE / DANSE
Vortex
pour 6 danseurs et ensemble instrumental
Isabelle Van Grimde, chorégraphie et conception
Gérard Grisey, musique « Vortex Temporum »
Compagnie Corps Secrets
Erin Flynn, Assistante de la chorégraphe
Erin Flynn, Esther Gaudette, Ceinwen Gobert,
Pierre-Marc Ouellette, George Stamos, danse
Nouvel Ensemble Moderne
Lorraine Vaillancourt, direction
« Le corps dansant est un moyen de percevoir qui nous sommes aujourd’hui ; il réveille en nous les connexions entre ce que nous sommes et ce que nous avons été. »
Isabelle Van Grimde
Né d’une rencontre entre Isabelle Van Grimde et la chef d’orchestre Lorraine Vaillancourt, Vortex est un véritable travail de recherche sur le corps : sa fragilité, sa force, ses dimensions inconnues, lumineuses et obscures… Sur la pièce emblématique Vortex Temporum du compositeur français Gérard Grisey, la chorégraphe explore au sein même de la partition musicale, la place du corps dansant, tant viscérale que sensible, pour pénétrer ses pulsions et tensions élémentaires.
Tout près du danseur, tout près de la musique…
Mardi 16 mai 2006, 21 heures
Eglise Saint-Laurent
CONCERT
Légendes < création mondiale >
de Laurent Martin
pour violon solo, ensemble instrumental et vocal, dispositif électroacoustique
Alexis Galpérine, violon
Chœur et Solistes de Lyon
Ensemble 2e2m
Pierre Roullier, direction
« Le soliste de mon projet est sans doute un descendant de l'immigré vénitien et du révolté romantique, peut-être garde-t-il même une parenté avec un impur objet esthétique virevoltant au bout d’une laisse de concepts musicaux. Mais, je le rêve surtout comme un curieux dans le son, il arpente, il étudie ; sa liberté tient à sa mobilité, il fouille la matière harmonique et le temps musical. Ce qu’il en ramène est une lecture, une leyenda, une légende.
Dans la tradition moderne, l’écriture ornementale a longtemps été considérée avec condescendance. C’est l’origine même du concerto que de jouer de cette opposition entre le soliste individualiste, joueur et capricieux et ce qui le tient en laisse : le corps structuré, écrit et donc policé du collectif qui l’accompagne. »
Commande d’Etat /Gmem
Electroacoustique : Gmem
Production : Gmem /2e2m / Solistes de Lyon – Bernard Tétu
Mercredi 17 mai 2006, 17h00 - 20h30
Friche la Belle de Mai, salle Maintenant
CONCERT / PERFORMANCE
Une ultime flambée < création mondiale >
de Patrick Portella
pour récitante, musique électroacoustique et artiste circacien
Pascale Nandillon, voix
Camille Boitel, performance / impressions physiques
Laure Couturier, installation lumineuse
Séverine Bessac, assistante objets lumineux
Une veillée funéraire sans morbidité se déroule sur 3h30.
Le public est accueilli toutes les 1/2 heures.
Ouvrant sur l’au-delà, des sons et des paroles d’accompagnement.
La dissolution des éléments : l’élément terre se dissout dans l’élément eau, qui se dissout dans le feu, qui se dissout dans l’air, qui se dissout dans l’éther.
Des sons, des ambiances enregistrés à Bénarès et retravaillés en studio.
Une parole soufflée, entre explosion et soupir, une pulvérisation du sens, la présence corporelle et la musique qui induit l’action dramatique dans une grande proximité avec le public.
Production Gmem
Coproduction : Antipodes / Théâtre du Granit de Belfort / Coopérative 326
Mercredi 17 mai 2006, 21 heures
Friche la Belle de Mai, La Cartonnerie
INSTALLATION / CONCERT
Rencontre virtuelle sur la route de la soie « nouvelle production »
de Christine Coulange et Nchan Manoyan (duo sisygambis)
Performance live de sampling musical et visuel
Suivant l’endroit où l’on se place, le monde nous apparaît différemment.
Dans un espace composé d’images projetées sur quatre écrans et de sons musicaux diffusés sur un cercle de haut-parleurs, les cinéastes-musiciens jouent au centre.
le public se déplace et détermine par sa position, son champ de vision et d’écoute.
A partir des prises de vues et de sons réalisées lors d’une expédition de six mois à travers les civilisations bouddhistes et musulmanes, reliant Marseille à Shangai par voie terrestre, Christine Coulange et Nchan Manoyan ont capté, enregistré des sons, des images, des visages, des présences.
Ils se sont imprégnés des chants, des regards, de la poussière, du désert...
Au retour, dans la solitude du studio, la fabrique d’histoires parallèles entre images et sons se fit au filtre de la mémoire, mais dans une composition au présent.
Production : Les 7 portes
Jeudi 18 mai 2006, 19 heures
Chapelle Sainte-Catherine
CONCERT
RECITAL…la solitude de... I
Alexis Descharmes, violoncelle
Suite bwv 1011 (1720)
de Jean-Sébastien Bach
Sonate op.8 (1915)
de Zoltan Kodaly
Spins & spells (1996)
de Kaija Saariaho
Ay, there's the rub (2001)
de Marco Stoppa
Le choix des œuvres de ce concert découle du parti pris de saut dans les siècles comme une démonstration d’une continuité, et qui, au-delà des correspondances sonores établies, est aussi matérialisé par des œuvres en scordatura (le violoncelle est accordé différemment pour chaque pièce).
La tessiture mélodieuse et rugueuse du violoncelle d’Alexis Descharmes dans l’acoustique et l’environnement « austère-chaleureux » de la Chapelle Sainte-Catherine, fera le reste…
Jeudi 18 mai 2006, 21 heures
Friche la Belle de Mai, La Cartonnerie
CONCERT
Rain Behind Eyes < création mondiale >
de Michael Nick
Pour quintet et diffusion sonore
Michael Nick, conception, composition originale, direction artistique, violon
David Liebman, saxophones
Claude Tchamitchian, contrebasse
Eric Echampard, batterie/percussions
Guillaume Humery, clarinettes
Gino Bollaert, création et diffusion sonore
Bruno Levée, ingénieur son
Jean-François Durant, lumières
Tableaux : I Extérieur II Intérieur III Hypnos IV Cantique V Labyrinthe
Rain Behind Eyes est construit comme un scénario de film évoquant par ellipse le cours de la vie. Les images sonores se composent d’éléments simples comme le son de la pluie, et des chants d’oiseaux pour exprimer un espace extérieur vierge, des craquements et crissements dont les mouvements suggèrent l’intérieur d’un bateau. Puis, un battement de cœur se fait entendre, déclenché par la mémoire... et le bateau devient corps…
Rain Behind Eyes se déroule en cinq tableaux, cinq matières sonores bien distinctes qui se transforment graduellement pour pénétrer le quatrième tableau inspiré du texte biblique « Cantique des Cantiques ». La dernière pièce est conçue comme un jeu, fondé sur l’intéraction entre la diffusion sonore et les musiciens sur scène. Les instrumentistes évoluent dans ces espaces tantôt en improvisateurs, tantôt en jouant des compositions qui servent de fil rouge à notre traversée.
Production : Gmem / Emouvance / Musique Action
Commande d’Etat
Vendredi 19 mai 2006, 19 heures
Chapelle Sainte-Catherine
CONCERT
RECITAL…la solitude de...II
Michel Gaechter, piano
Intégrale Schoenberg de l’opus 11 à l’opus 33
L’intégrale pour piano d’Arnold Schoenberg de l’opus 11 (1909) à l’opus 33b (1931).
Un geste musical qui se développe sur 22 ans pour un voyage à faire ou à refaire périodiquement, comme une nécessité, un bonheur, une forme de performance émotionnelle et technique pour l’interprète.
Vendredi 19 mai 2006, 21 heures
Friche la Belle de Mai, Salle Seita
OPERA ELECTRONIQUE
Le Flâneur < création mondiale >
de Jean-Louis Clot
pour récitant, 3 chanteurs et électroacoustique
Jean-Louis Clot, musique
Tiphaine Samoyault, livret
Christine Dormoy, mise en scène
Philippe Marioge, scénographe
Cidalia da Costa, costumes
Paul Beaurreilles, éclairagES
Avec les Solistes du Grain Théâtre de la Voix :
Philippe Dormoy, le Flâneur / Myriam Boucris, la mère
Sevan Manoukian, la femme / Wahid Lamamra, l’ami
« Un homme marche, à la recherche de sa géographie et de son histoire, en quête de ses propres traces… »
Sur un livret de l’écrivain et traductrice Tiphaine Samoyault, le compositeur Jean-Louis Clot, élabore la partition sonore d’un opéra électronique en cinq séquences sur le thème du « Flâneur ». Ce thème, venu du texte d’Edgar A. Poe, l’Homme des foules, se trouve relayé au fil de l’écriture du livret par les poésies et l’imaginaire de plusieurs grands écrivains du XXème siècle, et les voix d’hommes, de femmes, de migrants venant de Russie, d’Allemagne, d’Italie, d’Arabie…
La partition intègre les voix aux sons électroniques.
Commande d’Etat/Gmem
Production : Gmem
Coproduction : Grain théâtre de la voix 2006
Avec le soutien des Mécènes du Sud
Samedi 20 mai 2006, 18h30
Friche la Belle de Mai, Salle Seita
CONCERT
RECITAL…DIALOGUE...
Marie-Josèphe Jude, piano
Florent Jodelet, percussions
Accents dessus, dessous… du flux, du flou, … des axes… de Jean-Marc Singier
pour piano et percussions
Commande d’état
Correspondance de Claude Debussy - Elliott Carter
extraits des Préludes pour piano et des Pièces pour timbales
Bruyères, Saeta, La Puerta del Vino, Canaries, "Géneral Lavine"- excentric,
Recitative, Danseuses de Delphes, Moto Perpetuo, Feux d'artifices
Tombeau de Philippe Hurel
En mémoire à Gérard Grisey
pour percussions et piano
Commande du Shizuoka Hall Japan
Ce concert est construit sur l'idée des correspondances :
D’abord les instruments percussifs, bien que différents : le piano et les percussions.
Ensuite, la pièce de Jean-Marc Singier nourrie de réminiscences d'œuvres pour piano et percussions (Boulez, stockhausen et Philippe Hurel avec Tombeau).
Puis, dans son hommage à Gérard Grisey. Tout en écrivant une œuvre sans citation, le compositeur s’inspire de la violence du solo de piano de Vortex Temporum.
Et enfin, ces correspondances inventées où s'enchaînent, se mêlent des extraits des préludes pour piano de Debussy et de pièces pour timbales d'Elliott Carter.
Samedi 20 mai 2006, 21 heures
Friche la Belle de Mai, La Cartonnerie
MUSIQUE / DANSE
KlangKörper < création mondiale >
Danseurs
Sigal Zouk-Harder, Kotomi Nishiwaki, Grayson Millwood, Mathieu Burner,
Elena Alonso, Clémentine Deluy, Frank James Willens
issus des compagnies Sasha Waltz et Meg Stuart
Ensemble Zeitkratzer
Reinhold Friedl, direction artistique, piano
Burkhard Schlothauer, violon / Uli Phillipp, contrebasse
Frank Gratkowski, clarinettes / Franz Hautzinger, trompette
Melvyn Poore, tuba / Maurice de Martin, percussions
Marc Weiser, électronique
Ralf Meinz, son
Andreas Harder, lumière
Zeitkratzer est le résultat d’une performance technique très évoluée et unique de musiciens, de leur rapport avec l'électronique et la technologie, de leurs expériences qui vont de l’orchestre philharmonique de Berlin à l’Ensemble Moderne, de la musique contemporaine ou improvisée au rock/pop expérimental et au « jeu » avec la danse….
Coproduction : Gmem / Zeitkratzer
Vendredi 12 mai 2006 à 14h30
Atelier/studio du Gmem
AUTOUR DU FESTIVAL : RENCONTRE
« Quelles noces de la musique et de l’image ? »
Cette rencontre, organisée par le Cdmc et le Gmem aborde la nature des collaborations entre musiciens et artistes.
À un moment où de plus en plus de musiciens font eux-mêmes leurs images, et d'artistes leur son, où émergent de nouveaux artistes polyvalents, et où la communication entre artistes semble plus complexe que jamais, est-il possible de réaliser des projets artistiques communs qui constituent de vraies rencontres et non de simples discours superposés ?
L'interdisciplinarité et le numérique changent-ils fondamentalement quelque chose à ces expériences psychologiquement difficiles et pourtant artistiquement passionnantes ?
Y a-t-il de nouvelles écritures croisées possibles, et si oui, quels en sont les enjeux artistiques ?
Quelles sont les transformations du processus de création qui en découlent ?
Et par voie de conséquence, comment cela modifie-t-il le fonctionnement des institutions, de la recherche, en passant par la production, jusqu'à la diffusion ?
Participants :
Raphaël de Vivo - directeur du Gmem
Jean Baptiste Barrière - compositeur et artiste multimédia
Marianne Lyon - directeur du Cdmc
François Bazzoli - professeur à l'Ecole d'art de Marseille
Roland Auzet - musicien (spectacle "Fatal Plumage")
Isabelle Van Grimde - chorégraphe
Christine Coulange et Nchan Manoyan - compositeurs-musiciens et vidéastes (spectacle "La route de la soie")
Jean Lambert Wild - metteur en scène
Peter Sinclair - plasticien
Témoin et passeur : Jacopo Baboni Schilingi
18, 19 et 20 mai 2006
Agora des Sciences
AUTOUR DU FESTIVAL : CONFERENCE
Conférence internationale "Sound and Music Computing" (SMC)
SMC est une conférence internationale pilotée par l’Association Française d’Informatique Musicale (AFIM) et l’Association Italienne de Musique Informatique (AIMI), et organisée par le Gmem...
L’objectif est de favoriser des échanges sur les applications de l’informatique au son et à la musique et particulièrement au niveau européen.
La première édition, SMC’04, s’est déroulée en octobre 2004 à Paris. Elle a remplacé les JIM (Journées d’Informatique Musicale).
SMC’05 s’est déroulé à Salerne (Italie) en novembre 2005.
SMC'06, troisième édition, est organisée à Marseille par le Gmem.
Cette nouvelle édition regroupera une quarantaine de communications françaises et étrangères avec un thème principal : la recherche traitant de la relation image et musique, complétée par d’autres matières concernant le traitement du signal, les modèles physiques, processus et objet de synthèse, intéractivité, notation de la musique etc...
AUTOUR DU FESTIVAL : CONCOURS DE LOGICIELS
L'AFIM organise son 1er concours de logiciels musicaux: le "LoMus 2006".
Le jury sera constitué de quatre membres de l'AFIM et de deux compositeurs associés au Gmem.
Ils se réuniront les 16 et 17 mai dans les studios du Gmem. Le prix sera remis le 20 mai à 13h00 dans le cadre du Sound and Music Computing.
Vendredi 19 mai 2006 à 12h30
Editions parenthèses
AUTOUR DU FESTIVAL : VERNISSAGE ET MINI CONCERT
Pour la parution de « Mai solo », Joël Versavaud, saxophones, co-produit par le Gmem avec des oeuvres de François Rossé, Georges Boeuf, François Narboni, Lionel Ginoux, Thierry Alla, Régis Campo, Jean-Claude Risset. Joël Versavaud interpètera en direct quelques oeuvres.
Editeur : Maguelone MAG 111 158
Distributeur : Integral
Disponible chez les disquaires
ou auprès de joel.versavaud_at_wanadoo.fr
AUTOUR DU FESTIVAL : PROVA D’ORCHESTRA
Séances de répétitions pour les scolaires
LE GMEM, Centre National de Création Musicale
L'histoire du Gmem est avant tout une aventure humaine et artistique, histoire construite sur deux périodes qui ont déterminées à la fois son évolution et une certaine pérennité depuis plus de trente-cinq ans.
Le Groupe, qui s'appellera officiellement GMEM (Groupe de musique expérimentale de Marseille) en 1972, est fondé en 1969 à partir de la classe de musique électroacoustique du Conservatoire national de Marseille. Durant les quinze premières années, l'accent est mis sur le travail de groupe, exprimé dans des réalisations collectives, et sur la discipline de composition. A partir de 1974, la direction est assumée par Georges Boeuf.
En 1985, une restructuration, déterminée par la nécessité d'une organisation plus exigeante et adaptée aux nouveaux enjeux artistiques, met fin au fonctionnement de groupe.
Depuis 1986, sous la direction de Raphaël de Vivo, un centre de création musicale a pris forme : investissant un champ musical et esthétique plus vaste, et se donnant des moyens cohérents de production (studios de réalisation, locaux pour la recherche et la pédagogie), le centre suscite une investigation permanente sur le langage et les formes musicales.
Ainsi se développent les résidences de compositeurs et d'artistes, l'accueil d'une partie de l'enseignement électroacoustique de la classe du Conservatoire national de région, la constitution d'une cellule de recherche axée sur l'espace et la spatialisation, puis sur les accès gestuels ou la synthèse sonore. Enfin, 1987 voit la création du Festival Les Musiques, festival international consacré aux musiques d'aujourd'hui, temps fort de la création musicale contemporaine à Marseille.
En 1996, le Gmem devient Centre national de création musicale et occupe, depuis octobre 1999, l'Atelier/studio - nouvel espace regroupant salle de répétition et de diffusion, studios et bureaux administratifs.
Les compositeurs Georges Boeuf, Jean-Claude Risset, Patrick Portella, Jean-Luc Therminarias, Jean-Louis Clot et Olivier Stalla (Christian Calon y a été affilié pendant quelques années) constituent actuellement le collectif de compositeurs librement associés au centre et à certaines de ses réalisations.
LES LIEUX DU FESTIVAL
Friche la Belle de Mai, La Minoterie : Théâtre de la Joliette, Eglise Saint Laurent, Chapelle Sainte-Catherine, Agora des Sciences, Atelier/studio du Gmem, Editions Parenthèses.
LES TARIFS
Plein tarif : 13 euros
Tarif réduit : 8 euros
(-25ans, étudiants, demandeurs d’emploi, professionnels du spectacle)
Tarif préférentiel : 10 euros (CE, groupe)
Carte Accro : 39 euros (tarif unique pour 5 concerts)
(en vente au gmem)
Tarif exceptionnel : pour le spectacle Fractie le samedi 13 mai à 19h30
8 euros (plein tarif) / 6 euros (tarif réduit)